Accoucher à domicile

La plupart des accouchement, en France, se font dans des maternités. Une autre partie se fait en clinique privée. Mais il reste un tout petit pourcentage de femmes qui souhaitent accoucher à domicile : environ 1 500 futures mamans, chaque année, prennent cette décision d’accueillir leur bébé en toute intimité.

 

En quoi cela consiste ?

Accoucher à domicile demande de la réflexion ; c’est pourquoi il faut savoir comment se déroule un accouchement à domicile afin de faire son choix en pleine connaissance de cause.

Dans un premier temps, évidemment, il faut que votre conjoint(e) soit aussi convaincu et motivé par l’accouchement à domicile. En effet, vous aurez besoin de la présence et du soutien de votre moitié durant votre accouchement : massages pour soulager, paroles rassurantes, …

 

Il faut savoir que tout le monde ne peut pas accoucher à domicile. Il est impossible d’accoucher à domicile en cas de grossesse gémellaire, de présentation du bébé par le siège, de menace d’un accouchement prématuré, d’hypertension, de diabète, …

Ayez conscience que, même si vous ne présentez aucun risque, vous serez peut-être obligée d’accoucher à la maternité si un problème éventuel survient.

 

Ensuite, vous devez trouver une sage-femme libérale (ou un médecin) qui sera là pendant votre accouchement. Selon la région dans laquelle vous vous trouvez, il sera plus ou moins difficile de trouver quelqu’un qui pratique l’accouchement à domicile.

Voici un annuaire des sages-femmes libérales : ici

Pour que tout se déroule au mieux, vous devez absolument vous sentir en totale confiance avec la personne qui va vous aider lors de votre accouchement. En effet, cette personne sera l’une des seules (avec votre conjoint(e)) présentes pour vous rassurer, vous aider et vous accompagner. Il ne faut pas oublier que vous n’aurez aucune péridurale.

L’accouchement à domicile : pour qui ?

L’accouchement à domicile peut vous convenir si vous souhaitez :

  • être libre de vos mouvements, vous déplacer librement,
  • être totalement actrice de votre accouchement,
  • instaurer un véritable lien particulier de confiance avec une seule personne appartenant au corps médical,
  • ne pas vivre un accouchement surmédicalisé (ou si vous avez peur des hôpitaux),
  • ne pas laisser seul ou loin de vous votre aîné,
  • accueillir votre enfant directement dans votre maison.
  • accoucher en toute intimité

 

Le suivi médical

Comme pour une femme accouchant à la maternité, vous aurez le droit à une consultation mensuelle et à trois échographies. Vous avez aussi l’obligation de faire la batterie de tests habituelle : toxoplasmose, rubéole, marqueurs sériques, …

Cependant, il n’y aura que le strict minimum requis en France. Donc vous n’aurez aucune surenchère d’examens, pas de surmédicalisation. L’accompagnement durant la grossesse et le déroulement de l’accouchement seront les plus naturels possibles.

 

Le jour J

Il vous faudra préparer votre maison pour accoucher. Vous avez le luxe de pouvoir choisir la pièce dans laquelle vous vous sentez le mieux. Ensuite, vous pouvez préparer cette pièce (musique, lumière, confort, …) et amener ce dont la sage-femme aura besoin, c’est-à-dire, une alèse plastifiée, des serviettes éponges et une bassine.

Votre sage-femme amène le reste du matériel dont elle a besoin : monitoring, instruments de réanimation et les produits de perfusion.

Vous pouvez choisir la position que vous préférez et dans laquelle vous vous sentez le mieux ; la sage-femme sera là pour vous guider et vous conseiller. Sachez que vous pouvez toujours changer d’avis et décider d’accoucher en maternité même si vous avez organisé tout votre accouchement à domicile avec la sage-femme.

 

Comme une complication peut toujours arriver, la sage-femme a très souvent un accord avec la maternité la plus proche pour vous amener là-bas en cas d’urgence.

 

Idées de matériel

Vous pouvez prévoir plusieurs objets pour votre accouchement à domicile :

  • un ballon de gym,
  • une piscine d’accouchement,
  • un radiateur d’appoint,
  • une bouillotte,
  • des couvertures supplémentaires (et auxquelles vous ne tenez pas au cas où vous les tâchez),
  • de la nourriture (qui donne de l’énergie),
  • de quoi boire (avec une paille),
  • de la musique, des bougies, …,
  • des vêtements confortables,
  • de l’huile de massage

 

Pour gérer au mieux la douleur :

  • la mobilité : bouger, utiliser le ballon, changer de position, …
  • prendre un bain
  • chanter (si vous avez assisté à des cours de chant prénatal)
  • des massages : votre conjoint(e) peut vous masser les pieds, les mains, … pour réduire les tensions et faire diversion par rapport aux douleurs
  • des sources de chaleur
  • la visualisation

Après l’accouchement

Ce n’est pas parce que vous n’avez pas accouché dans un hôpital que vous pouvez reprendre vos activités habituelles tout de suite après. En effet, vous devez absolument vous reposer après cet événement, certes merveilleux, mais aussi très éprouvant. Il faut alors que quelqu’un soit à vos côtés pour vous épauler : votre conjoint(e) ou un membre de la famille.

La sage-femme vous rendra visite tous les jours pendant 3-4 jours, puis environ tous les 2-3 jours par la suite. De cette manière, elle s’assurera que tout va bien pour vous et votre bébé.

 

Le prix d’un accouchement à domicile se situe entre celui d’un accouchement à la maternité et un dans une clinique privée. Cela dépend ensuite de la sage-femme ; il arrive qu’elle adapte ses tarifs en fonction de vos revenus. En moyenne, il faut compter entre 750 et 1 200 euros pour un accouchement à domicile dont environ 300 euros remboursés par la Sécurité Sociale.  

 

Bref, si l’accouchement à domicile vous tente, parlez-en avec une sage-femme ou un médecin pour qu’ils vous conseillent et n’hésitez pas à vous renseigner un maximum pour être complètement sereine dans votre choix.

Évitez d’écouter ceux qui ne vous soutiendront pas dans votre choix d’accoucher à domicile : si vous avez envie de le faire, si ça vous tient à cœur, faites tout pour y arriver afin de n’avoir aucun regret, tant que votre santé ou celle de votre bébé ne sont pas en danger évidemment. En tout cas, quel qu’il soit, votre choix final sera le bon !

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